JEAN-CLAUDE LEROUX
Vit et travaille à Rodez
Désolé, mais je suis dans l'incapacité de mesurer la distance entre cette espèce en voie de disparition qu'est le vieillard (le mot lui-même n'est plus usuel) et cette autre espèce, en voie de développement, qu'est le nouveau-né. Distance entre cette souffrance première qu'est le cri natal et cette souffrance dernière, qu'est le râle mortel. Tel est ce bref parcours que j'offre à votre regard, recherche de l'aube du jour premier, premier jour du monde, fuite du crépuscule, dernier jour au monde, fuite de la décrépitude du premier et dernier jour, première minute, dernière seconde de respiration, fuite vers l'inexorable déclin Parcours sur le temps entre ces deux étapes, confondues en un seul portrait. Portrait du temps insidieux qui glisse, se faufile, se perd. Que l'on veut gérer, régler, additionner, soustraire, arrêter, bref que l'on veut MAITRISER. Ce pourquoi, cet instant pictural jalonné de miroirs farceurs, où seul le temps se reconnaîtra.